Aly raconte

« Les vivants » de Ambre Chalumeau

· Alysson

Ça fait un an que ce livre est sorti, quasiment jour pour jour. Je l’ai lu ce mois-ci car l’autrice vient à la Foire du livre de Bruxelles cette année et je voulais me faire un avis avant de décider d’y aller ou pas.

Synopsis

« Elle demande de répéter. On demande toujours de répéter, alors qu’en fait on a très bien entendu. Quelque part dans notre crâne, un globule blanc se lève et pète du coude la vitre à ne casser qu’en cas d’urgence, celle qu’on pensait ne jamais avoir à briser : on sait qu’on devrait déclencher un protocole spécial pour accueillir la nouvelle, sauf que personne n’a été briefé, les stagiaires sont incapables, en plus on est samedi soir les bureaux sont déserts, y’a bien les anciens qui sauraient quoi faire, les vieux neurones du fond là, paniqués en permanence, ils nous ont dit qu’un jour ça pouvait arriver mais on les écoute plus ils radotent tellement, et maintenant qu’on a besoin d’eux putain ils sont où ? Et aussi simplement que ça, une nuit comme les autres devient un Début. »

On suit deux jeunes femmes en fin d’adolescence, Cora et Diane, qui font face à l’inattendu ; leur meilleur ami Simon attrape un virus qui le met dans le coma à la fin d’un été. Le livre est une simplicité folle qui a fonctionné à merveille pour moi. C’est juste le récit de vies qui continuent pendant qu’une autre est en pause. Comment elles gèrent ça. Elles et l’entourage proche de Simon.

Un sentiment d’entre-soi

Actuellement, il y a des choses sur lesquelles j’ai du mal. L’entre-soi et l’omniprésence de la bourgeoisie en font partie. Dans une grande partie du livre − je dirais, de manière assez arbitraire, 60 % ?, et je suis désolée de le dire comme ça, on suit deux gamines prises dans leurs privilèges m’ennuyait profondément. Où dirais-je plutôt, cette absence de considération pour autre chose que soit, me faisait grave chier pour parler comme je le fais dans la vie réelle ? Le sentiment d’entre-soi vient surtout du fait que je ne comprenais pas 90 % des références parisienne. Comme si l’autrice parlait des lieux par des références locales, comme un arrêt de métro à côté du bois de Boulogne ou d’un saint obscure dont je n’ai jamais entendu parlé jusqu’ici.

⛔ Alerte spoiler!

Néanmoins ! À un moment du livre, j’ai tourné une page et d’un coup, pendant que maon fiancé était à mes côtés, j’ai dit, à voix haute « Oh putain! ». J’ai fermé le livre et commencé à pleurer. Jusqu’à la fin du bouquin.

Fin de l’alerte spoiler

Conclusion

Avec ma réaction dans le divulgachâge ci-dessus, en terminant le livre et même après encore, je me suis dit que mon impression d’entre-soi et de bourgeoisie étaient volontaires, car, je pense, qu’Ambre Chalumeau voulait créer des émotions dans son premier roman, qui parle avant tout de résilience avec des choses parfois très dures et que le monde continue à tourner malgré tout, contre vents & marées parfois. J’ai trouvé la fin grandiose. « Les vivants » m’a retournée et je suis contente de l’avoir lu. Ça fait du bien de lire un tel roman, un livre simple, pris dans le réel.

En plus de ça, il se lit très rapidement avec des chapitres très cours et des punchlines propres que j’ai beaucoup aimé également. Parmi ces phrases, une en particulier me reste en tête, et c’est avec ça que je vous quitte. Prenez soin de vous. ❤️

L’année de ses dix-sept ans, qu’elle commence comme un enfant, et finira comme un ancêtre

#héroine #tranche de vie

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